Témoignage

Les complexités de l’innovation au Canada

La vice-présidente aux affaires médicales et réglementaires de Roche Canada nous parle de ce qu’il faut faire pour que les Canadiens aient accès aux médicaments novateurs.

Par son travail chez Roche Canada, la Dr Loredana Regep a acquis une solide connaissance des diverses étapes menant au développement de médicaments novateurs au Canada. Elle nous parle des défis qu’il faut relever, des processus en cause et des récompenses potentielles qui y sont associées.

« Découvrir et développer un nouveau médicament ou d’un nouveau vaccin est coûteux et toujours le fruit d’un processus complexe et long. En moyenne, il s’écoule entre 10 et 15 ans entre le moment de la découverte d’un médicament et son approbation par les autorités publiques et le succès n’est jamais garanti. »

« Avant de recevoir les autorisations requises pour qu’il soit administré aux patients, un médicament doit passer par trois étapes de recherche qui requiert le travail de milliers de chercheurs, scientistes, médecins et volontaires, l’objectif étant d’assurer un équilibre entre l’efficacité du médicament et la sécurité des patients. »

« Les essais cliniques constituent la meilleure façon de vérifier à la fois la sécurité d’un nouveau traitement et son efficacité. »

Nous sommes convaincus qu’investir dans les essais cliniques et offrir aux Canadiens la possibilité de participer aux recherches en cours dans leur propre pays constitue, et de loin, la meilleure chose que l’on puisse faire pour contribuer à la santé des Canadiens aujourd’hui et demain.

« Cela dit, il y a plusieurs autres éléments qui sont en jeu. La complexité de nombreuses maladies, comme les maladies touchant le système nerveux et le cancer, ont depuis toujours représenté un énorme défi, tant pour ce qui concerne la connaissance de la maladie que son traitement. L’environnement réglementaire et juridique, qui diffère d’un pays à l’autre fait en sorte que la mise en œuvre d’essais cliniques à l’échelle internationale exige beaucoup de temps et d’argent. Dans certains pays, les données fragmentées nous empêchent de recueillir des données significatives qui nous permettraient d’optimiser les bénéfices d’un traitement et d’en minimiser les risques pour le patient. À cela s’ajoutent les structures de remboursement de plus en plus imprévisibles, tant par le secteur public que par le secteur privé. Ce sont là des contraintes importantes pour toutes les entreprises qui développent de nouveaux médicaments. »

« Avant d’approuver la commercialisation d’un nouveau médicament ou un nouveau vaccin, Santé Canada procède à un examen de sa sécurité, de son efficacité et de sa qualité. La compagnie pharmaceutique qui le produit doit soumettre à Santé Canada des données probantes afin que Santé Canada puisse prendre une décision éclairée et évaluer les bénéfices de ce médicament par rapport à ses effets néfastes.

Mais l’approbation ne signifie pas la fin du processus: surveiller la sécurité et l’efficacité du produit est un travail permanent. »

« Ainsi, avant et après l’approbation d’un nouveau médicament, nous mettons en œuvre une procédure mondiale adaptée à chaque pays afin de surveiller le produit et de recueillir des données sur sa sécurité, de façon à en connaître davantage sur le médicament à mesure qu’il est utilisé par les patients. »

Dr Loredana Regep
V.-p. Affaires médicales et réglementaires
Hoffmann-La Roche Limited (Roche Canada)